Sur Odilon Redon, propos d'écrivains et d'artistes

Odilon Redon, peintre, lithographe, pastelliste, aquarelliste et dessinateur

(1840 - 1916)

Odilon Redon

ルドン・ オディロン

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Paul GAUGUIN

Mon cher Redon…Vous n’êtes pas poète à demi mais en tout…
Lettre de Gauguin.à Redon citée par Roseline Bacou, Unité de l’œuvre d’Odilon Redon. p. 134

Pierre BONNARD

J’ai la plus grande admiration pour Odilon Redon. Ce qui me frappe le plus dans son œuvre, c’est la réunion de deux qualités presque opposées : la matière plastique très pure et l’expression très mystérieuse. L’homme est rempli de bienveillance et de compréhension. Toute notre génération subit son charme et reçoit ses conseils. Puisque vous recueillez des hommages à son talent et à son influence, je vous envoie le mien de tout cœur. La vie, 1912, p. 129.

Maurice DENIS

Odilon Redon a été un des maîtres et une des amitiés de ma jeunesse. Très cultivé, très musicien, accueillant et bon, à la fois « l’honnête homme » d’autrefois et « l’amoureux d’art » de naguère, il était l’idéal de la jeune génération symboliste, - notre Mallarmé. Avant l’influence de Cézanne, à travers Gauguin et Bernard, c’est la pensée de Redon qui, par ses séries de lithographies et ses admirables fusains, détermina dans un sens spiritualiste l’évolution d’art de 1890. Il est à l’origine de toutes les révolutions du goût auxquelles nous avons depuis lors assisté.
Il en a prévu, il en a aimé même les excès.
La vie, 1912, p. 129.

André MELLERIO

Vous me demandez ce que j’admire en Redon.
Avant tout : une originalité vraie et entière. […] L’artiste touche à d’intimes profondeurs de notre être. Ce n’est point sans justesse qu’il se réclame du Rêve, et que le mot revient sans cesse quand on parle ou qu’on écrit de lui. Or, le Rêve n’est-il point fait de suggestions involontaires, aussi d’aspirations latentes vers un but lumineux et imprécis qu’on appelle l’Idéal ?
[…] Redon eut aussi le pouvoir de faire vivre, si l’on peut dire, pour les yeux, ce frisson nouveau qu’exprimait avec des mots la littérature étrange d’un Edgar Poë, d’un Baudelaire, de Flaubert en sa tentation de Saint Antoine. La Vie, 1912, p. 132.

Paul SÉRUSIER

Odilon Redon est la plus belle figure d’artiste que j’aie connue. Il ne m’appartient pas de parler de l’homme privé que j’ai toujours trouvé admirable. Quant à l’artiste, sa longue évolution a été normale et continue. Quand j’ai eu le bonheur de lui être présenté par Paul Gauguin, il était déjà l’auteur de ces belles suites de lithographies qui l’ont révélé au monde artiste. Elles sont devenues rares, jalousement gardées par les amateurs éclairés. La Vie, 1912, p. 133.

JULIEN GREEN

« Chez Bernheim-Jeune, un pot de géranium d’Odilon-Redon. Les fleurs rouges et les larges feuilles dentelées sont peintes avec une extrême énergie sur un fond qui, par contraste, semble traité avec beaucoup de délicatesse, tout en gris et en bleus clairs, fondus ensembles par de petites touches en arc de cercle : cela crée une sorte de rayonnement autour de cette plante honnête et bourgeoise, qui devient un géranium de vision ». Journal, 21 janvier p 31, p 36.

COLETTE

« Un bouquet d’Odilon Redon projette sur la toile une divagation de fleurs lancéolées, dorées, une manière de délire végétal qui fuse, atteint un ténébreux zénith et retourne en retombant à la forme d’un modeste petit coquelicot ». Comoedia, 19 décembre 1942

 

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